Quelque chose te prend

 A la gorge

Et cet indéfini , pourtant familier ,

Tu le connais parce qu’il tremble au fond de toi .

C’est une terreur,

Celle d’une langue qui n’est pas la tienne,

Celle de désirs qui ne sont pas les tiens.

Alors tu essayes encore de réparer,

Ce qu’on t’a cassé :

La mère de tranquilité .

Alors tes mains salées à l’écoute de tes voiles,et pesant le bord,

Accordent le sens – là où tu vas, au plaisir – là où ça gîte.

Alors seulement tu peux sourire du vent dans les yeux,

Et goûter au délice d’une pluie sans sel , diluant ta peine ,

Tombée d’un ciel où les étoiles ne sont pas les yeux de ta mère, ni désirs d’être un autre ,

Mais ce qui brille au fond de toi .